• D'un coeur tranché elle repart sur les routes, changeant de chemin et de direction. Elle avait commis une erreur, une de plus, mais on lui dit que c'est le processus de la vie, la seule manière d'apprendre. La jeune femme positive, se donnant du courage pour recommencer, pour choisir sa vie. Elle refait confiance et pardonne son prochain, elle s'amuse, elle s'enivre, elle sourit ,mais au plus profond d'elle, toujours cette boule noire, minuscule mais tenace, obscurcissant son âme dans l'attente qu'un passage s'annonce.

    Elle n'attend pas longtemps, une erreur de plus et la voilà enfouit dans ses propres abysses, déplorant le jour de sa naissance, regrettant certaines paroles, ravalant sa fierté, elle n'est plus rien...

    Assise sur la moquette imitation pelouse de son balcon, elle prend un bain de soleil. Ces rayons la réchauffe, car elle a froid, tout le temps. Mais son âme reste effroyablement obscure, la chaleur ne l'atteint pas, il est trop tard. Le désespoir c'est tout ce qui lui reste, le reste elle l'a perdu ; son sourire, sa gaité, ses amis. Mais ce temps est révolu, elle est oubliée, perdu, elle a cru en l'amour, l'illusion était parfaite jusqu'au jour où ça ne l'est plus.

    Il est trop tard...

    Pourtant, elle se surprend à penser que peut être demain, peut-être ce soir, quelque chose va changer. Alors, elle se reprend, si quelque chose change, ça ne sera qu'en pire et elle est déjà bien au fond. Elle a envie de pleurer, encore et encore, s'emmitoufler dans sa couette en position foetal. Quelques larmes et plus rien, le vide, l'attente, encore et encore, elle n'a que trop pleurer.

    Que va t-elle devenir ? Trop lâche pour mettre fin à sa pitoyable existence, passe assez courageuse pour tout reprendre en main, personne pour la soutenir. C'est triste et pathétique, encore une larme...

    Alors, elle s'imagine vivre dans une contrée lointaine, entourée de beaux et de laids, de faibles et de forts, un monde où elle pourrait voler, là où son coeur est sauf et même chaud. Elle aurait de grands pouvoirs et serait adulée, elle sauverait le peuple avant qu'à son tour on viennes la secourir. C'est beau le rêve...

    Le jour touche à sa fin, elle résiste à la fatigue, elle repense à lui, l'être qu'elle aimât tant, à ses bras qui ne l'enlace pas, à ses baisers insaisissables, elle ferme les yeux. Et la pénombre l'envahit, le vide se creuse, elle s'en va, elle vole, peut être à une meilleure vie. Un dernier soupir... C'est la fin.


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    Il est un temps de promesse où un avenir radieux se profile à l'horizon.

    Il est des moments d'impasse, là où chaque choix vous plonge dans la confrontation.

    Il est l'instant magique d'un sourire illuminant vos passions.

    Il est l'heure fatidique des larmes défigurant vos raisons.

    Il est le futur, le passé, le présent confondue dans l'action...

     

    En Aout 2010, les nuits sont fraiches malgré les journées étouffantes; Une petite pause pour ces corps fatigués après une dure journée de labeur. Laura vis ici pour la saison, sur cette petite île, un grand patrimoine naturel. Tout est recouvert de forêt, d'étendues sauvages et encerclé par de magifiques falaises enivrantes.

    Laura s'y ennuyait souvent, l'habitude de la vie citadine restait encrée en elle et de voir toujours les jours la même chose provoquait une routine peu agréable. Elle s'était installée, reclue des autres, dans une maisonnette mal entretenue à l'orée des bois. En réalité, elle fuyait tant que possible l'Homme. La jeune femme rêvait souvent, qu'un jour, elle parcourerait le monde sur un voilier, il l'emporterait au grès du vent vers de magnifique paysage et ainsi seule elle ne subirait plus les souffrances qui la font devenir aussi méfiante aujourd'hui.

     





    Car il faut un commencement!

     

    En avril 1985 est née, avec difficulté, une petite fille avec quelques cheveux roux. Bien étonnés furent les parents en voyant le chevelure de la demoiselle n'ayant aucun roux dans la famille. Le père Françis, déclara immédiatement qu'il ne pouvait être le père et ne reconnu pas l'enfant. Une joute de prénoms amusait la chambre de l'hôpital, on  entendit Lolita, Léa, Julie, Perrine ( Par la mère de Françis), puis finalement elle s'appelait Laura.

    Laura nacquis donc dans le démi de son père, chose qui sera dans le futur une troublante et imortante révélation. Son petit frère vit le jour onze mois plus tard, Antoine.

     


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  • Nous avons tous quelque chose qui nous suit, un signe, une image, une odeur; Ces derniers nous rapellent des souvenirs, nostalgiques ou malheureux, mais ils éveillent notre inconscient.

    Pour moi c'est ce nombre, il me rapel un passé difficile et des étapes de ma vie qui font aujourd'hui la personne que je suis.

    J'aime ecrire même si je sais, que je n'ai pas un don pour, tant pis, l'important n'est'il pas de se faire plaisir?


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